Egarée dans les différents sets de Francis Lung depuis plusieurs années dont celui du Midi Festival un week-end de juillet en 2013, on peinait à penser que la chanson Dance 4 Sorrow obtiendrait un jour sa version studio. A titre personnel, le coup de coeur fut immédiat. S’il m’est impossible de me rappeler de l’intégralité de la setlist, chaque morceau à cette époque étant une nouveauté si l’on fait abstraction d’Age Limits, un rip du live de Francis Lung au Soup Kitchen de Manchester le 20 décembre 2012 récupéré dans les tréfonds du web m’a rafraichi la mémoire. Le titre était à cette époque coincé entre A Selfish Man et Age Limits. Tous deux sont aujourd’hui des tubes. Tout ce temps, je me suis contenté de cet enregistrement hasardeux pour me rappeler au bon souvenir de ce moment unique que le Midi Festival m’a une fois de plus apporté sur un plateau.

Dance 4 Sorrow suit les traces du dansant A Selfish Man et sera disponible ce printemps sur l’EP Mother’s Son, suite logique de Faeher’s Son sorti en fin d’année. Comme il l’accorde à Loud And Quiet qui a eu la primeur de la diffusion de Dance 4 Sorrow, il conte l’histoire de deux amoureux réalisant qu’ils ne devraient pas être ensemble mais continuant tout de même de danser et de se laisser porter par la musique. Une si belle allégorie à l’image de ce que Francis Lung nous habitue depuis ses débuts.

Artiste complet aux multiples projets (WU LYF, Los Porcos, Francis Lung), Thomas McClung en était allé de son propre hommage à David Bowie en revisitant Heroes. Il n’est plus question de casser sa basse sur la scène de l’Epicerie Moderne, mais le travail introspectif auquel menait la musique de la regrettée formation mancunienne se retrouve dans l’effort solo de Francis Lung. La forme est différente, le talent est toujours présent.