Qu’on veuille se l’avouer ou non on est toujours un peu la groupie d’un artiste. Ici c’est bien volontiers que l’aveu est signé. Kieran Hebden n’en finit pas de fasciner par sa maitrise de la poétique naturelle. Il y a chez le producteur ce sens du détail, cette maitrise sans borne qui ajoute toujours à ses sonorités une poésie, une beauté à laquelle on trouve toujours quelque chose de si irrésistible. Planet ne change rien aux habitudes en incluant cet aspect à la fois mystérieux et pourtant si naturel dans un titre de dance tout ce qu’il y a de plus efficace. Le précédent single, Two Thousands and Seventeen optait pour la version délicate, Planet prend le contrepied dance, prouvant une fois de plus l’étendue non seulement du talent mais aussi des références qui façonnent le magistral univers dans lequel vit Four Tet.