Un peu par simplification Doja Cat a été associée à la vague « post rnb » qui a déferlé ces dernières années, mais par ses visuels psychédéliques et ses sonorités hybrides l’artiste dépasse largement ce cadre.

Shummie dé Mummy vient faire le pont entre ces deux dimensions. Si la production et le beat ralentis sont clairement dans une mouvance rnb de sensualité, la voix  sur-modifiée à l’autotune rend les paroles inintelligibles  et vient brouiller les frontières avec l’expérimental. C’est ici la sensation globale qui prime, les repères se confondent et l’équilibre vacille pour créer une ballade hallucinogène aussi belle que troublante.