1. Smerz – Because

Le minimalisme est la clé de la réussite du clip de Because. Les tonalités sont froides avec l’utilisation de diverses teintes de bleu en rappel à la production qui l’est tout autant. L’influence techno est majeure même si le raccourci semble facile. Le rythme est lent, les voix délicates. Il suffit de quelques notes pour que les filles de Smerz parviennent à nous faire danser en toute subtilité.

 

2. Verdensrommet – Gi Meg Alt

Imprononçable ! A partir de ce constat à la limite du racisme, la plaisanterie est de rigueur, on peut considérer que le groupe est originaire d’un pays nordique. On ne se trompe pas lorsqu’on découvre que ses membres sont norvégiens comme le duo suscité. Le registre est différent avec une introduction ainsi que des interludes qui auraient pu être empruntés à King Krule. Verdensrommet étonne par la voix rauque de son chanteur et une élaboration instrumentale certes énergique avec ses envolées de guitare, mais si douce qu’elle glisse dans nos conduits auditifs.

 

3. Nico Ghost – Night Terrors

Alors que l’australien natif d’Afrique du Sud a ouvert pour les concerts du Wu Tang Clan dans son pays ces derniers jours, il délivre une claque à travers le web au reste du monde avec son Night Terrors. Au moyen de paroles sensées, d’une production léchée, de samples bien trouvés ou encore d’un refrain accrocheur, Nico Ghost fait part d’une maturité hallucinante pour son âge. 21 ans, des événements marquants couchés sur papier et voilà qu’il ne nous étonnerait guère de le voir frapper assez tôt aux portes de l’Europe et des Etats-Unis.

 

4. Woodes – Daggers & Knives

Quelle poésie dans la voix de Woodes et dans cette recherche de sonorités ! On ne quitte pas l’Australie car Elle Graham de son état civil est originaire de Melbourne. En utilisant ses cordes vocales comme un instrument à part entière, Woodes simule de nombreux paysages dans la tête de son auditeur. Il y a tant de travail dans la conception du morceau que la meilleure chose à faire est de se taire et d’en profiter.

 

5. Sébastien Tellier – Des Sentiments V

Discret ces derniers temps, le français signe la bande-originale du nouveau film de Benoît Delépine et Gustave Kervern : Saint Amour. Trois titres suffisent à notre bonheur dont celui-ci. Des Sentiments V est un ode à l’amour composé par celui qui avant de devenir un personnage médiatique ne faisait qu’un avec son piano. Ceci est une invitation à écouter ou redécouvrir ses premiers essais. Avec Benoît Poelvoorde et Gérard Depardieu autour d’une bonne bouteille de vin, le film risque de piquer. c’est avec une certaine hâte qu’il nous tarde de nous asseoir sur ce bon vieux siège de cinéma.