Yougoslavie #3

On touche à la fin. Ceci sera le volume final de cette série de playlists dédiée à la Yougoslavie. Série que l’on aura pris grand plaisir, autant à faire qu’à partager.

Une dernière exploration dans la jungle des groupes Yougoslaves (aux noms tous plus imprononçables les uns que les autres), on vous laisse faire confiance à Internet pour la suite.

A bientôt, de l’autre côté.

Jakarta – San Je Jak

Une petite intro bien pétée new wave comme on peut entendre un peu partout sur le Globe. Mais bon, il y a quelques chose dans la langue serbe qui te donne l’impression que ça a été créée pour ce genre de musique.

Oskarova Fobija – Izmedju dve kapi znoja

Titre tiré de la folle compile « Yougoslavian space program » sortie par le label de réédition Yougoslave Discom. « Izmedju dve kapi znoja » de Oskarova Fobija (titre qui va mettre à genoux ta prononciation…) est une check-list du parfait voyage dans l’espace. Une bonne claque qui ne s’écoute pas qu’une seule fois.

 

Nora Stojanovic – Pesma

« Woua » : c’est ce qui va poper dans ton cerveau après les 3 minutes et 50 secondes de ce lourd psychobilly électronique de Nora Stojanovic. Cette charmante demoiselle originaire du coin de la Macédoine et ayant pour discographie ce seul et unique titre enregistré sur une compile obscure, te casse les jambes avec un swing de boite à rythme et une voix de coton. Magnifique héritage féminin de Suicide.

 

Paraf – Javna kupatila

Une intro de synthé digne des meilleurs jeux Super NES au service d’un punk féminin. Paraf est considéré comme un des premiers groupes de la scène punk Yougoslave, originaire de Rijeka, station balnéaire située en actuelle Croatie. C’est mignon, c’est doux, c’est cool.

 

Max & Intro – Ostavi Sve

Des quelques obsédés du clavier Yougoslave, un des plus notables et des plus mythiques des années 80 est Miodrag Misa Mihajlovic aka Max Vincent. Pour information ce titre a été composé par Max à l’age de 17 ans avec très peu de moyens techniques mais énormément de recherches tant dans la voix que les samples, créditant ce titre comme un des plus emblématiques de toute la scène électronique Yougoslave, un vrai bijou.

 

Dobri Isak – Mi plačemo iza tamnih naočara

On redescend un peu, vers les limbes de l’univers goth dépressif de Dobri Isak, une ballade vomie dans un micro qui te fait penser à la vie des rues de Belgrade devait pas être toujours rose à l’époque. Enfin, aujourd’hui c’est loin d’être mieux.

 

Margita je mrtva – S vetrom na licima

On se permet pour cette dernière playlist d’aller faire un tour en 2008 (oui, on est des malades chez Hejko)  avec Margita je mrtva (nom hommage à la chanteuse Margita du groupe EKV) une très belle compo de synthé et de voix vocodées. Emblématique d’une scène underground qui, a Belgrade, ne meurt pas.

 

Darkwood Dub – Zapremina Tela

Tu demandes à un jeune serbe de moins de 30 ans quelle est le meilleur groupe pour lui, il y a de fortes chances pour que la réponse tombe sur Darkwood Dub. Plantée dans la fin des années 80, la graine de Dejan Vučetić Vuča éclos de manière volontaire dans les années 90 autour d’une très petite fan base d’un millier de personnes. Passion pour le dub et le reggae leur feront accoucher de ce titre sorti de l’album Elektropionir en 1999, une tuerie entre funk rock et dub. Album représentatif d’une génération entière, qui ne pouvait être autrement que la conclusion de ces playlists.