La journée de dimanche sera épargnée par les mauvaises surprises. La veille, la sonorisation pour le concert d’Ariel Pink nous laissait un goût amer, et nous n’étions pas plus convaincu par les artistes que l’on attendait. Il fallait compter sur les vieux briscards que sont Giant Sand et The Divine Comedy pour que la fête soit belle.

Pas sur place en temps voulu, nous manquons avec regret Sleaford Mods. D’autant plus que d’après certains dires, il s’agit jusqu’à présent de la meilleure prestation du festival. Notre rencontre avec eux se fait un peu plus tard en studio pour l’enregistrement d’une interview signée Radio Campus Montpellier dont nous partagerons le podcast prochainement.

La soirée démarre donc avec une belle découverte live, les américains du groupe Unknown Mortal Orchestra. L’horaire convenu est idéal. Définitivement inclassable, leur musique dégage une force que les festivaliers eux, peinent à trouver. La fin du set marque davantage les esprits avec So Good At Being In Trouble, extrait de l’album précédent, et l’enchainement Multi-Love / Can’t Keep Checking My Phone qui finira par mettre tout le monde d’accord. On adresse une mention spéciale à Necessary Evil.

Après l’entretien avec Sleaford Mods, c’est dans une joyeuse confusion que sonnent les premières notes des très attendus membres de Foxygen. Le chanteur démarre son show incognito dans le public, salue ses partenaires, puis saute les barrières pour rejoindre la scène. Tout ne se passe pas exactement comme prévu puisqu’il va rapidement se faire évincer de la zone par les agents de sécurité. Les musiciens regardent le spectacle qui s’offre à eux à la fois amusés et circonspects. Une bonne minute plus tard, Sam France finit par se retrouver là où il doit être. Sans aucune rancune, il s’adresse à ses bourreaux d’un jour et leur fait comprendre qu’il est un peu jerk sur les bords. Le concert lui donne raison. Seul point négatif dans cet espace-temps de haute volée, la balade San Francisco est simplement jouée en playback pour permettre au groupe de se changer. Everyone Needs Love.

C’est dans le club de Paloma qui affiche complet, alors que sur la grande scène joue Interpol, que BadBadNotGood va démontrer tout son talent. On ne les présente plus par ici. Ils sont les représentants de ce que l’on pourrait qualifier de jazz contemporain, et on ne saurait que vous conseiller de vous rendre à un de leurs concerts. Notre joie est encore plus grande à la découverte de la présence du saxophoniste Leland Whitty, invité sur cette date. Imaginez Confessions dans un club de 300 places et vous avez une certaine idée du bonheur. On sort de là avec des frissons.

On se méfie des machines. Pourtant, Interpol qui traverse le monde n’a pas perdu sa simplicité et son efficacité. Sourires discrets, mais sourires quand même, à la conclusion de leur set avec l’inimitable All The Rage Back Home si efficace qu’on peine à penser que ce single a seulement neuf mois d’âge.

Pour sa cuvée 2015, le festival This Is Not A Love Song finit sur une excellente note. A recommander chaudement pour les années suivantes à tous les passionnés de musique indé qui ont envie de vivre une expérience à taille humaine dans des conditions optimales !

Retrouvez un samedi au This Is Not A Love Song Festival 2015 avec des photos de The Divine Comedy, Ariel Pink, Only Real, et Waxahatchee.

Revivez le This Is Not A Love Song Festival 2015 de votre salon avec un grand nombre de concerts à votre disposition filmés par Culturebox.

Texte et photos : Anthony Roux

Unknown Mortal Orchestra

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Sleaford Mods

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Foxygen

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BadBadNotGood
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Interpol

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